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Histoire de l’AUPFAutrefois, déjà, ce n’était pas simple !Dans le premier mouvement de création des universités populaires (230 en France) du début de ce siècle, l’organisation de leur regroupement national n’a pas été facile ! Les premières bases de rencontres ont été régionales, à Paris, dans le nord-est, dans le sud-ouest... En 1904, une circulaire convoque toutes les UP connues. Le premier congrès a lieu les 22 et 23 mai à Paris, trois fédérations régionales, 69 UP, 30 de Paris, 39 de province, sont représentées. Trois missions lui sont confiées :
La fédération publiera sept bulletins « L’Université Populaire » d’octobre 1905 à août 1910. Son dernier congrès connu a lieu en 1912. Et nous aussiLe renouveau contemporain des UP a connu, lui aussi, des difficultés dans l’organisation du regroupement national des UP. D’où viennent-elles ?
Beaucoup de questions que nous pouvons, aujourd’hui, nous poser grâce au recul de ces 25 dernières années. Les survivants1945/1970, les survivants historiques se retrouvent.
Elle comprend, entre autres, Le Raincy, Rosny-sous Bois, Perpignan, Pantin... Les colloques de MulhouseCréée en 1963, l’UP de Mulhouse rassemble par deux fois les UP et les Universités de Quartiers de Paris à ses rencontres nationales. C’est le début de contacts entre les anciennes UP et celles qui sont de création plus récentes. Tout d’abord pour son 20e anniversaire, les 6 et 7 mai 1983, l’UP de Mulhouse prend l’initiative de la rencontre « Les UP aujourd’hui ». Ivan Illich est la personnalité marquante de ce rassemblement. 13 UP françaises y participent. Puis les 30 novembre, 1er et 2 décembre 1984, une invitation est lancée pour le colloque « Ethnologie, culture régionale et animation culturelle ». A chacune de ces deux rencontres, un moment est consacré par les universités populaires présentes à une réflexion sur la nécessité et les moyens à mettre en oeuvre pour créer une structure nationale des UP. Une nouvelle tentativeA l’occasion du colloque de Bourges (10, 11 et 12 mai 1985) « UP et Santé », les 8 UP présentes se proposent de créer la Fédération Française des UP. La premier rencontre officielle a lieu à Belfort le 20 octobre 1985.
Mais peu d’initiatives sont lancées ; cette création rencontre peu d’échos. Enfin certains responsables des UP parties prenantes de ce projet quittent leurs responsabilités dans leurs UP (Belfort, Mulhouse...). On va y arriver : l’appel d’OrangePour son assemblée générale annuelle 1986, l’UP du Rhin (Mulhouse) prend l’initiative d’inviter les UP du reste du pays. 6 UP, Mulhouse, Belfort, Bourges, Strasbourg, Rosny sous Bois, le Vaucluse y préparent « l’appel d’Orange » : « ...Répondez favorablement à la toute nouvelle UP du Vaucluse qui se propose d’organiser une rencontre nationale... » Il est transmis à toutes universités populaires recensées. Le colloque à lieu les 22 et 23 novembre 1986 à Orange. En marge de la rencontre sur les « UP et les langues vivantes », les 9 UP présentes décident de créer la Fondation Nationale pour l’Université Populaire. Un bureau provisoire est créé : président Daniel Rouhier, secrétaire général, Denis Rambaud, trésorier Michel Marc, adjoint M. Lemaire, vice-présidents, Jean Daniel Rey, Lucien Braun, M. Laesere. Trois principes de base sont élaborés :
Le 21 mars 1987, à Belfort, 7 UP participent à l’A.G. constitutive et au premier CA. Il s’agit de Rosny, du Vaucluse, de Valloire Gallaure, de Belfort, de Mulhouse, de Montauban et de Strasbourg. Cette première rencontre constate : « ... la création de la Fondation Nationale pour l’Université Populaire..., en présence des deux fédérations (anciennes, celle de 1947 et celle de 1985 ) qui acceptent de s’y dissoudre... » Le premier bureau officiel est composé d’un président d’honneur, Gilbert Beaujou, des autres responsables prévus et des postes de vice-présidents pour Montauban, Valloire Gallaure, Vaucluse et pour Rosny. Dans un souci (louable) de partage de responsabilités, toutes les associations sont au bureau, au CA et à l’A.G. (l’armée mexicaine ?). Quatre personnalités qualifiées acceptent de rejoindre le CA. Il s’agit de : l’historienne Madeleine Reyberioux, de Jean Marie Moeckli, de Lucien Mercier et de Begnino Caceres. Tous les quatre, hommes et femmes de poids et d’influence dans l’éducation populaire. Les premiers thèmes de réflexion sont abordés :
13 adhésions sont comptabilisés au 13/04/1987 par l’arrivée des UP des Landes, de Lille, de Clermont-Ferrand, et de Pontoise. On estime à 35 000 le nombre des auditeurs des UP en France à ce moment-là. Université Populaire et Développement localC’est le premier colloque de la Fondation à Montauban en mai 1987. Une quarantaine de présents, pour 15 UP, dont un ancien ministre de l’économie sociale, Jean Gatel. A l’A.G. qui a lieu pendant ce colloque, la Fondation regroupe 18 UP cotisantes. Associations et marchésLe 2e colloque a lieu à Mont de Marsan dans les Landes en novembre 1988. L’A.G. du colloque comptabilise 24 associations à jour de cotisations. Le rassemblement de Mont de Marsan prépare pour 1989 un CA à Mulhouse, un autre CA et une conférence à la Sorbonne qui ont eu lieu. Le 21 novembre 1989 le CA se réunit à Uzès. Il élit comme président Michel Marc et comme secrétaire, Martine de Fontanes et prépare le colloque des 3 et 4 juin à Strasbourg sur le thème : « le transfert didactique »... Cette rencontre n’aura jamais lieu ! Et ensuiteJusqu’aux « retrouvailles » organisées à l’occasion du 10e anniversaire de l’UP de Bourges en 1991, il ne se passe plus rien. A cette occasion, il est décidé de convoquer un CA en novembre 1992 à Romans. Le thème de la rencontre est : « Marketing culturel et développement associatif ». Pour des raisons juridiques, la Fondation devient l’Association des UP de France (l’AUPF, en s’inspirant de l’association de nos amis suisses ?). Denis Rambaud est élu président, Michel Marc reste l’inamovible (et efficace) trésorier. A la demande de tous, l’AUPF est relancée, quatre colloques sont organisés :
Les CA ont lieu dans une ville différente à chaque fois, ce qui permet d’aller à Vichy, à Chalon, à Romans, à Orange, à Nyons et à Belfort. Le temps d’un premier bilan, en 199610 ans après : qu’est-il advenu du projet des 7 fondateurs (sur 10/12 UP existantes en France à ce moment là ?) et de leurs 35 000 participants ? L’AUPF regroupe, en 1996, 60 UP par l’intermédiaire d’une quarantaine d’associations locales, départementales ou régionales. Elle est présente dans 17 régions de France métropolitaine, ainsi qu’à la Guadeloupe, mais elle est totalement absente dans 5 régions. Les quatre régions d’implantation fortes sont :
Les cinq ou il n’y pas encore d’UP en 1996 :
Et les deux qui viennent de voir se constituer leur UP sont la Lorraine avec l’UP de Moselle et le Limousin avec l’UP du même nom. L’AUPF est en relation régulière avec environ 140 associations, la revue « Le Savoir Partagé » est diffusée à 600 exemplaires (9 numéros publiés de l’automne 1994 à 1996). Cette croissance peut s’expliquer par un double mouvement, l’augmentation des UP en France et l’augmentation de l’attractivité de l’AUPF. Pourquoi tant de difficultés ?Le mouvement des UP est fait d’hommes et de femmes, animant des institutions qui ont leur propres dynamiques... Il a fallu tenir compte en même temps :
Un premier bilan globalement positif ?Dans cette dernière période, ont pu être menées des réflexions collectives sur :
L’AUPF a publié 9 revues en 2 ans, 3 actes de colloques, 2 guides des UP. Les relations internationales des UP avec les fédérations nationales d’universités populaires, DVV, AUPS-VSV, CNUPI, VöV,...des pays européens sont lancées. Le travail en commun s’est installé autour des techniques de gestion associative, sur les colloques comme lien et lieu d’échanges d’expériences et de pratiques, le lancement des certificats de langues, des centres régionaux de développement des UP, Il nous a fallu 10 ans pour nous découvrir une ambition commune, pour partager une ambition : que nous ne pouvons définir que comme... le Savoir Partagé ! Denis Rambaud, ancien Président de l’AUPF |
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